Kangourou : 

(cour, Kangaroo court) est un tribunal qui saute directement au verdict sans respecter les principes fondamentaux de la procédure.

Histoire : l’expression est née semble-t-il aux États-Unis pendant la ruée vers l’or de 1848 et non en Australie, comme certains l’ont prétendu, lorsque ce pays était encore une colonie pénitentiaire. Les demandes de reconnaissance d’une mine d’or étaient jugées dans l’urgence.  Il s’agit donc d’une juridiction expéditive. L’expression est le titre d’une chanson d’un groupe nommé Capital Cities (voir le joli clip sur youtube). Il existe également des kangaroo courts pour juger d’une faute commise sur un terrain de baseball ou d’un mauvais comportement en dehors du terrain. Le terme n’est pas alors péjoratif mais renvoie à l’idée d’un tribunal non officiel qui n’applique pas le droit étatique. Camille Porodou, la directrice scientifique du programme Oudropo,, souhaite l’extension de ce terme dans la sphère francophone sous l’appellation de courdropo, l’abréviation de cour oudropo,, c’est-à-dire de tribunal imaginaire ou de faux tribunal.

Il existe un essai de « Law and Literrature » qui utilise ce tribunal dans son titre sans jamais spécialement traité des cours du kangourou : Desmond Manderson, Kangaroo Courts and the Rule of Law: The Legacy of Modernism (Anglais), 2012, Routledge.

Voir vache, ricochet, smartprocès, cabazor 47, 50