Oudropo,, masters II Personne et famille et contrat et responsabilité, cours de théorie du droit 2018, extraits.

M. Lainé Delacour fait émerger le concept à construire de « faille juridique », le concept de décalage émerge aussi de la discussion.

Nina Charlier fait un oudropo sur l’article 7 d’une nouvelle proposition de loi :

Les enfants ont le droit à une éducation sans violence. Aucun des titulaires de l’autorité parentale n’a le droit d’user de violence physique, d’infliger des punitions corporelles ou châtiments corporels, des souffrance morales ou tout autre forme d’humiliation envers son enfant.

cet Art 7 oudropié par antonyme devient :

Les parents ont le droit à un abrutissement avec douceur. Tous les titulaires de l’autorité enfantine ont le droit d’user de calme moral, d’infliger des récompenses intellectuelles ou encouragements spirituels, de bien être corporel ou tout autre forme de glorification envers son parent.

Cet oudropo,, révèle une sorte de droit des parents mais aussi fait voir la proposition de loi comme impraticable « toute forme d’humiliation » quelle sanction, quelle procédure ?

MMe Romanini propose un antonyme de balancetonporc : gardez votre chaton et un anagramme caporalbonnetC ; il s’agit presque un oxymoron entre caporal et le soutien gorge.

Il y a aussi une application de la contrainte de la proxémie qui est assez intéressante « swingue ton reproducteur »  version bebop de balancetonporc, réifiant l’homme.

MMe Reckinger s’est intéressée à une résolution de la conférence des bâtonniers indiquant que le port de la robe est un « signe de disponibilité à tout justiciable et au service du droit et d’égalité entre les avocats ». Elle lui fait subir la proxémie + 5 : la robe est une  « promesse de cette réserve à tout sujet et à l’appui de la loi et de l’homologie entre les avocats » cet oudropo révèle que chaque avocat est disponible pour comprendre les émotions de l’autre dans l’agencement symbolique du rapport processuel.

Mme Deuchler met en œuvre la contrainte sans concept : « il est dérogé à l’obligation de présenter les informations visées à l’art 7 parag 1 point a- pour des médicaments spécifiques au pour certaines classes de médicaments s’il est établi que l’une des conditions ci-après est remplie b- la maladie ou l’affection au traitement de laquelle le médicament ou la classe de médicament concerné est destiné n’existe que chez les populations adultes »

cela donne :

« on exige des inventeurs qu’ils dévoilent les résultats d’évaluation de l’utilisation d’un remède chez les petits, sauf si le remède qu’ils développent pour les grands ne peut absolument pas être utilisé pour les troubles enfantins »

Cet oudropo relève le défi du langage naturel en droit

Mme Billard propose le concept juridique de tatouage comme « violation volontaire tolérée par un sujet de la corporéité d’un autre sujet ou objet avec ou sans son consentement et formant une marque identifiante ». Le problème est ici le consentement.

Puis elle associé chaque mot de la définition à une première lettre mise en relation avec une personne du répertoire téléphonique ; elle demande à chacun un mot commençant par la même lettre qui leur passe par l’esprit, pas forcément un synonyme. C’est comme un cadavre exquis. C’est intéressant car elle invente un oudropo de relation pour parler de tatouage. Cela donne

« l’interdit désintéressé et accepté après un examen à l’ensemble d’un homme ou d’une table avec ou sans son accord et formant un brevet scientifique »

C’est bizarre car elle retombe sur un concept juridique, celui de brevet.

Mme Heuberger transforme les époux se doivent mutuelle fidélité par : « les époux se doivent mutuellement exactitude » qui est un synonyme de fidélité, cela évite la foi mais fait penser à exact temporellement, cela pose le problème de la vérité entre époux.

Mme Courcieras part d’une disposition qui prévoit : « le mineur capable de discernement peut être entendu par le juge s’il en fait la demande », elle met en œuvre la contrainte des définitions obliques en découpant les mots :

mineur donne Min heure

Discernement donne discerne mensonge

Audition donne ouïe

Juge ju-ge donne jeu ; magistrat donne magie

Puis définition de ces nouveaux mots par un magicien chargé de rendre des jugements de surveiller la conformité à la légalité et de trancher les différends à l’aide de jeux de société :

Cela donne

« L’enfant qui n’a pas atteint l’âge de la majorité du fait de son horloge déréglée, doté d’une faculté de jugement, de clairvoyance et de sagesse à l’aide de mensonge peut être entendu en l’absence de son 5° sens l’ouïe ».

Cet oudropo met en évidence le risque d’écouter un enfant qui ment et le problème du praticien qui devient une sorte de mage du type Harry Potter.

Mme Hubert Andreani : « un juré est un citoyen sachant lire et écrire » devient par anagramme un juré est « un citoyen sachant lier et s’écrier », cela peut vouloir dire qu’il doit exprimer ses émotions et constituer un lien, créée un groupe pour une décision collective.