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Contrainte du juriste de rue.

Rue Bochart-de-Saron du nom du dernier premier président du parlement de Paris mort guillotiné en 1794, il était aussi mathématicien et astronome (entendre l’histoire ci-contre « Bochart-de-Saron 2 »).

A l’angle de l’avenue Trudaine le premier film (raté) aurait été tourné en 1887 : the Man Walking around the Corner (voir Photo 1 et bout de la vidéo) par Augustin le Prince un inventeur considéré aujourd’hui comme le premier cinéaste de tous les temps ayant habité la rue Bochart-de-Saron (les habitants de Leeds ont apposé une plaque pour commémorer le premier film réussi réalisé en 1888 par le même le Prince). Il a disparu mystérieusement en 1890 avant de pouvoir faire la première projection qui était prévue à New-York. Ayant breveté sa caméra en Angleterre, son brevet a été mis sous scellé pendant 7 ans en application de la loi anglaise sur la disparition. Entre temps Edison a breveté sa propre caméra. Edison a gagné un procès dans lequel le fils de le Prince a été témoin mais n’a pu présenter la caméra de son père, cependant un an plus tard le jugement a été annulé. Finalement le fils le Prince est mort d’une balle dans la tête en 1902.

Si l’on se demande à qui profite le crime, tout désigne Edison et c’est ce que pensait la veuve de le Prince mais il n’y avait aucune preuve.

Nous avons tenté de trouver des indices sur place: un pigeon se tenait à l’angle de la rue en surplomb (un lycée a remplacé les halles qui existaient du temps de le Prince et que l’on devine dans son film), une voix off parle d’une rupture (voir la brève vidéo quelque peu raté réalisée en hommage au premier film raté de l’histoire) répétant plusieurs fois « qu’est-ce que je suis en train de faire ? » faisant peut-être écho à la pensée d’Edison, les noms de rue Bochart-de-Saron comportent des ajouts : Funky Dru et Dimi (Photos 2 et 3). Par ailleurs à quelques mètres de l’angle de rue un inconnu a écrit « rien ne meurt sous les étoiles » (photo 4). De quoi plutôt épaissir le mystère. Sauf à proposer l’interprétation suivante sous forme d’acronyme : étoiles, mot clef du cinéma au milieu d’un graffiti faisant référence à une mort impossible commence par E, dimi apposé sur une plaque de rue donne DI et Funky Dru donne SON (on suppose que  Funky Dru a un beau son ! un de leur joli clip fait référence à Jean Cocteau), le tout fait EDISON, le nom du meurtrier présumé qui est ainsi accusé par le fantôme de le Prince (réincarné en pigeon funky).

On n’aura donc pas créé du droit mais tenté de rendre justice à Augustin le Prince. A défaut d’avoir pu dévoiler la vérité de sa disparition, on a au moins tenté de raconter une fiction de type cinématographique susceptible de rendre compte des faits.

Le juge Bochart-de-Saron aurait peut-être été intimement convaincu de la culpabilité d’Edison s’il avait survécu assez longtemps à la révolution et jusqu’à aujourd’hui pour observer ces indices.

On rappellera que l’Oulipo a été fondé par un poète (Queneau) et un mathématicien (Le Lionnais), on peut donc avancer que le premier président Bochart-de-Saron qui était aussi mathématicien est le premier oudropien par anticipation connu de l’histoire.

L’on peut signaler par ailleurs au bout de la rue Bochart-de-Saron un panneau de signalisation clair mais compliqué et rarement respecté (Photo 5) qui s’explique par la proximité de Montmartre. Le défaut du panneau est que le texte ne correspond pas tout à fait à l’image (on ne voit pas comment un camion de la fourrière pourrait enlever un autobus dont le moteur n’est pas arrêté).

Enfin, la dernière photo (Photo 6) fait naître une nouvelle règle de droit quelque peu difficile à appliquer : « sous peine d’amende, rien ne meurt sous une étoile », d’ailleurs la photo est coupée si bien que l’on lit en réalité :  « sous peine d’amen, rien ne meurt sous une étoile », ce qui relevant du religieux serait aussi plus cohérent.

Voir Popincourt, juriste de rue

Photo 1

Photo 2

Photo 3

Photo 4

Photo 5

Photo 6