Rodropo,, : Roman Ouvroir de Droit Potentiel, il s’agit d’une contrainte oudropienne consistant à écrire un roman pour créer du droit potentiel. La difficulté de cette contrainte est que la forme « roman » est à la fois peu contraignante et très contraignante, elle permet tout (narration, dialogues, bouts d’essai, de lettres, de poèmes, etc.) mais implique des contraintes non dites : notamment une convention avec le lecteur (toujours négociable) et une vraisemblance dans le récit (ce point est sans doute discutable). Le roman est aussi depuis Don Quichotte le lieu de l’ironie ce qui est guère compatible avec le droit qui est ce qui doit trancher. Il met en scène davantage la sensibilité et l’émotion que la raison et les idées si bien qu’il s’agit d’un exercice relevant tout aussi bien du mouvement Law and Literature que du mouvement Law and Emotion (v. un état des lieux : R. Grossi, Understanding Law and Emotion, Emotion Review, 2015 January 55-60, en ligne, depuis notamment M. Nussbaum, Emotion in the Language of Judging, St John’s Law Review, 1996, 70, 23-30). Créer du droit potentiel avec un roman constitue une double contrainte (ou double bind) car il faut réussir à rester dans le non droit (le récit) pour créer du droit potentiel (concepts nouveaux voir Vrac, nouvelles interprétations,  théories juridiques potentielles comme celle de la Grande inversion, etc.) sans pour autant faire du droit fiction. Il peut être dit qu’il s’agit d’une contrainte impossible ou contradictoire. Elle oblige aussi à recourir à l‘imagination dont on dit qu’elle devrait avoir sa place dans l’art juridique mais qui n’est guère reconnue. Une contrainte complémentaire susceptible d’aider à la réalisation d’un Rodropo,, consiste à essayer d’y placer le maximum de concepts oudropiens préexistants et de s’inspirer des membres pour créer des personnages même si toute ressemblance serait forcément une coïncidence (au sens oudropien). Ce roman peut être considéré comme expérimental (même s’il doit, pour être un roman, rester lisible voire divertissant – ceci dit ces deux conditions sont discutables aussi).

Il obéit également aux contraintes d’un site Internet : la nécessité de liens hypertextes, de mises à jour permanentes (le droit étant en perpétuel transformation, le rodropo,, doit lui-même évolué tous les jours) et d’images (mais ces images doivent être gratuites pour des raisons de moyen et ne pas porter atteinte au pouvoir d’évocation de l’écrit, elles peuvent donc décaler, expliquer davantage, évoquer également). Il se peut d’ailleurs que ces contraintes devront s’appliquer à l’encodage du droit.

Sur les fictions hypertexte voire l’article de Howard Becker, Hypertext Fiction, Cultura & Economia, Lisbon1995, Texte disponible sur le site personnel de l’auteur : http://home.earthlink.net/~hsbecker/.

Voir une tentative : Le Cabazor ou la grande Inversion, pitch cabazor

Nodropo,, Nouvelle ouvroir de droit potentiel, un texte littéraire qui permet de réfléchir à du droit potentiel, Par exemple: Ghost ; voir aussi Nopenpolaw,, and Shostopolaw,,